vendredi 22 avril 2016

Charles Rosier, homme d'affaires impliqué dans l'investissement, se lance dans l'industrie de la haute couture en rachetant la prestigieuse marque Jeanne Paquin.
Charles Rosier

Jeanne Paquin, maison de haute couture ayant cessé ses activités en 1956 pour cause de difficultés économiques, a été rachetée par Charles Rosier. Passionné de culture, l’investisseur qui a débuté sa carrière en 1996 dans le secteur de la finance, va s’impliquer activement afin de redorer cette marque. Diplômé de l'ESCP Europe, École Supérieur de Commerce de Paris, il a notamment participé à la production du film Golden Door, récompensé par un lion d'argent au festival du film de Venise dans les années 2000. Le choix de Monsieur Rosier pour ce rachat s’inscrit donc dans cette continuité.

La maison Paquin et sa fondatrice

Jeanne Paquin, couturière française, est née en 1969 à Saint-Denis dans la banlieue parisienne. Après s'être mariée avec Isidore Jacob, dit Paquin, elle crée sa propre maison de couture dans la capitale française. Les modèles de robes qu'elle cousait à cette époque lui ont valu une réputation mondiale. Certains disaient même que ses créations ressemblent à celles du Britannique Charles Frederick Worth, considéré comme le père de la haute couture dans l'histoire. Il était courant que les dames de la haute société européenne se rendent à Paris pour se procurer des robes de soirée.
À part ce don de couturière, Jeanne Paquin est aussi une dame d'affaires. Elle est considérée comme l'une des pionnières dans la mise en œuvre des techniques pour la promotion d'un produit. En 1896, le siège de sa glorieuse société fut transféré à Londres après s'être associé avec des partenaires britanniques. Mais elle garde toujours son agence dans la capitale française. Quelques années plus tard, à l'aube de la Première Guerre mondiale, elle se lance dans la conquête de l'Amérique en y implantant une agence à New York. Il s'agit de sa première boutique de prêt-à-porter spécialisée notamment dans la commercialisation des vêtements à fourrure. À cette époque, Jeanne Paquin est la première couturière à obtenir la croix de la légion d'honneur délivré l'État français. Cette couturière française puise son inspiration dans le style vestimentaire de la gent féminine pendant le 17ème et le 18ème siècle. Ses créations mettent également en exergue l'esprit contemporain. La couturière travaillait en étroite collaboration avec de nombreux experts dans ce domaine, comme Léon Bakst, George Barbier ou Mallet-Stevens. À l'époque, les créations de la maison comme les costumes,  étaient uniquement destinés aux comédiens et aux acteurs de théâtre. Des linges de maison ont également été créés par la marque pour les résidences privées. Jeanne Paquin quitte finalement l'administration de la Maison Paquin en 1920.


mardi 5 avril 2016

Innoveox, ou le nettoyage de la planète

Plusieurs start-up engagées concrétisent aujourd’hui leurs aspirations dans l’écologie et la préservation de la planète. Elles sont d’une part à la pointe de l’innovation, et d’autre part, possèdent l’énergie pour s’ouvrir les marchés à l’international. Parmi ces jeunes entreprises, Innoveox, soutenue bénévolement par Charles Rosier, dont le centre de R&D est à Mérignac en Gironde, se démarquent aujourd’hui par ses techniques de dépollution. Créée en 2008 et dont l’actuel PDG est Jean-Christophe Lépine, la société vient notamment de signer durant l’année 2015 ses premiers contrats au Canada, à la Réunion, en Nouvelle-Calédonie et en Chine, pour un total de plusieurs dizaines de millions d’euros
Charles Rosier

La technologie d’oxydation hydrothermale, un véritable saut technologique

Jusqu’à présent les techniques de dépollution des eaux usées (dites noires) en provenance des industries pétrochimique, papetière, pharmaceutique, agroalimentaire ou sidérurgique, était très énergivore. D’autre part elles n’assuraient pas une dépollution totale, permettant le recyclage des éléments lourds ou toxiques.
Il en va tout autrement avec la technologie développée et brevetée (licence exclusive mondiale) par Innoveox. Basée sur les propriétés des fluides supercritiques, elle consiste à mettre le liquide à traiter sous une pression supérieure à 250 bars (250 fois la pression atmosphérique) et à une température supérieure à 400° C, pour ensuite injecter de l’oxygène pur. En moins d’une minute, l’ensemble des polluants organiques sont détruits par oxydation et les métaux récupérés par précipitation. Là où se situe la percée technologique, est la réaction exothermique du mélange fluide + O2. La chaleur produite (580° C en fin de réaction) permet d’entretenir la réaction par échangeur, sans apport extérieur et de plus, peut générer de l’énergie électrique. L’ensemble du système est transportable en conteneur sur site, évitant ainsi l’acheminement de matières dangereuses.

Pour le traitement d’une tonne de déchets liquide, l’on obtient en fin de processus :
·         1 m3 d’eau pure à 99,90 %.
·         1 MWh d’énergie positive.
·         La récupération des métaux et minéraux revalorisables.
·         La récupération du CO2 et d’autres gaz, eux aussi valorisables.

Innoveox au secours des centrales nucléaires

Profitant de son savoir-faire, Innoveox, s’attaque au marché du traitement des déchets des centrales nucléaires. Sa filiale Syneox a déposé deux brevets stratégiques dans le domaine du conditionnement des déchets nucléaires à cycle long. Mais ce n’est pas tout, elle a aussi breveté un procédé de neutralisation à froid de l’amiante, qui peut être encapsulé dans des céramiques et ce à un coût extrêmement compétitif. Enfin Syneox vient de présenter un robot autonome et possédant un blindage anti-radiations ionisantes, pour intervenir sur des zones hautement contaminées, en remplacement d’humain dont la durée d’exposition est extrêmement réduite. Uniquement pour la France, le marché potentiel du démantèlement des centrales nucléaires, s’élève à 750 milliards d’euros d’ici 2050.